Ca roule et ça plane à Joux-Plane
Juché à quelque 1 700 mètres d'altitude, le col de Joux-Plane constitue le passage obligé pour tous les amoureux de la petite reine. Quel est en effet l'inconditionnel du Tour de France qui n'a pas gravi ses 12 kilomètres de lacets aux pentes si raides que le col est classé « hors catégorie ». Petit braquet donc mais grand panorama tout au long de cette ascension livrant de belles échappées sur le Mont Blanc et la vallée du Giffre. 
Avant de replonger sur Morzine, l'alpage de Joux-Plane offre une oasis de fraîcheur propre à requinquer le plus fourbu des cyclistes. Sur les rives du petit lac, des pêcheurs taquinent la truite tandis que les vaches laitières paissent en paix. L'heure serait presque à la méditation juste après la dégustation d'un roboratif repas tiré du sac.
Mais la Bourgeoise tend ses bras aux randonneurs. Le chemin qui y mène serpente tranquillement au beau milieu des champs de myrtille, longe les chalets de Mapellet avant d'atteindre le mamelon sommital où une solide table d'orientation fait le point sur les montagnes environnantes. C'est le site de décollage des parapentes. Un ballet incessant et multicolore de voiles gonflées à bloc. L'air chaud des falaises exposées plein sud laisse aux parapentistes tout loisir de prendre des ascendances éthérées.
De la Bourgeoise, le randonneur épris de grands espaces peut gagner les crêtes herbeuses conduisant à la pointe d'Angolon. Un itinéraire aérien équipé de câbles sur certains passages. L'excursion est de toute beauté avec un panorama à 360° embrassant le Léman et le Mont Blanc. Excusez du peu !
Joux-Plane c'est aussi un site merveilleux pour les vététistes qui y trouvent une sacrée palette d'itinéraires décoiffants. Avis aux adeptes de sensations fortes qui peuvent crapahuter par monts et par vaux avant d'entamer une descente d'anthologie vers le fond de la vallée. Roulez jeunesse.

