Les Septimontains et leurs sept montagnes
L'histoire de Samoëns se confond avec son activité agricole ancestrale et avec la géographie des lieux. A tel point que l'étymologie des noms de la commune et de ses habitants s'y apparente.
La première version insiste sur les sept sommets visibles depuis le bourg, à savoir : la Bourgeoise, les Suets, le Thuet, le Criou, les Pendants, les têtes de Verchey et de Trapechet. La
seconde explication plausible remonte à 1739, date à laquelle une délibération communale cite les sept alpages septimontains : Fréterolles, Chardonnière, Vigny, l'Aouille, Bostan, Oddaz, Follys.
Traditionnellement dans les Alpes, le terme montagnes désigne les alpages. Ceux de Samoëns sont mis gracieusement à disposition des agriculteurs pour peu que les bêtes concernées passent l'hiver sur le territoire communal.
Jusqu'au milieu du 20ème siècle, les alpagistes gardaient les troupeaux et fabriquaient sur place la tomme et le beurre. Parfois, un pipe-lait permettait d'acheminer directement et rapidement le précieux liquide en évitant de fastidieux allers et retours.
Aujourd'hui, rares sont devenus ceux qui transforment le lait sur place ou le descendent à la fruitière. La plupart du temps, les éleveurs installent sur les prairies alpines les vaches taries, les génisses et les moutons. Cela nécessite moins de présence humaine, et du même coup les agriculteurs peuvent plus facilement se consacrer aux travaux de fenaison et aux opérations de traite au fond de la vallée.
L'amateur de balades bucoliques y est gagnant sur toute la ligne puisqu'il pourra croiser les
paisibles ruminantes aussi bien au plateau des Saix, à Gers ou à Joux-Plane qu'à proximité du bourg ou du côté de la plaine de Vallon. Laitage à tous les étages en quelque sorte. Avec en prime, d'agréables visites et de roboratifs goûters proposés chaque semaine à l'alpage de la Golèse.

