Les panoramas septimontains prennent de la hauteur
Vue d'avion, le Haut-Giffre étale sa verte et vaste vallée au pied de montagnes et de sommets impressionnants. Figure emblématique de Samoëns, le Criou affiche ostensiblement ses parois verticales et massives. Sa silhouette familière ne peut échapper à l'oeil du passant de la place du Gros Tilleul.
A 2 207 mètres d'altitude, l'Aouille (aiguille en patois) du Criou s'impose comme un but de
balade incontournable. Entre rochers et alpages, le regard embrasse d'un seul coup d'œil la vallée, le Buet et ses 3 200 mètres (surnommé le « mont Blanc des dames », point culminant de Sixt-Fer-à-Cheval), la tour Sallière, la pointe Rousse des Chambres (que l'on gagne depuis le refuge de Folly), le massif des Dents Blanches.
A l'autre extrémité du massif du Criou, la Dent de Verreu et la pointe de Ressassat se trouvent en terres sizères. Mais là encore, le spectacle ne peut laisser indifférent. Le mont Blanc surgit au fond du tableau avec au premier plan la pointe de Sales. A l'opposé, la pointe du Marcelly (sur la commune de Taninges) ressemble à un colosse éternel. Mais le plus extraordinaire c'est sans doute la plongée vertigineuse que l'on a sur le cirque du Fer-à-Cheval avec en prime une superbe perspective sur le Criou.
2 295 mètres, telle est l'altitude de la tête de Bostan. La randonnée depuis le refuge éponyme réclame deux bonnes heures d'une grimpette sans difficulté. Ici, la vue n'a que faire des limites frontalières entre la Haute-Savoie et le Valais Suisse. Les sommets du Chablais tout proche et la vallée de Morzine barrent l'horizon.
Située à l'écart de l'agitation de la vallée sur le versant adret, la Rosière étale sa croupe verdoyante au beau milieu des fermes ancestrales. Ce lieu paisible contraste formidablement
avec les impressionnantes falaises abruptes et sauvages de la face nord du Criou. Au loin, les neiges immaculées du mont Blanc se découpent sur fond de ciel bleu.

