Chauve-souris, gypaètes, castors et autres animaux surprenants
La Haute-Savoie et plus particulièrement la vallée du Haut-Giffre constituent pour le monde vivant un territoire encore préservé et extrêmement diversifié.
A titre d'exemple, c'est dans notre région que l'on recense la quasi-totalité des 33 espèces de chauve-souris répertoriées en France. A la tombée de la nuit, il n'est pas rare de distinguer une noctule volant au-dessus de la cime des arbres ou une pipistrelle rasant la façade d'une maison.
Chaque début septembre, Samoëns (via le Groupe de recherches et d'information sur la faune dans les écosystèmes de montagne : Grifem) participe aux Nuits Européennes de la chauve-souris avec animations, observations sur le terrain et projections de films à la clé.
Restons tête en l'air pour nous intéresser à l'aigle royal qui semble suspendu toutes ailes déployées dans l'immensité du ciel. Le majestueux rapace met en émoi la marmotte qui, d'un long sifflement strident alerte ses congénères d'une attaque imminente.
Autre oiseau de bon augure, le gypaète barbu. Celui que l'on surnomme le « casseur d'os » compose l'ultime maillon de la chaîne alimentaire en se nourrissant des restes de cadavres d'animaux. Réintroduit dans les Alpes depuis une trentaine d'années, ce majestueux vautour peut atteindre une envergure approchant les trois mètres.
Le long du Giffre, le promeneur sera peut-être surpris de découvrir la présence de castors. Ce gros rongeur (jusqu'à 20 kilos pour un adulte) commence à s'activer au crépuscule. Avec un peu de patience et beaucoup de discrétion, il est possible d'observer cet animal dont la large queue plate sert exclusivement à se mouvoir dans l'eau et à en frapper la surface en cas de danger.
Un paradis végétal pour un bouquet de floraisons
L'ancolie des Alpes, l'aspérule odorante, la gratiole officinale, la campanule pusilla, la gypsophile rampante, la massette naine, la parnassie des marais, l'œillet magnifique, le nard celtique... Autant de noms poétiques et évocateurs pour désigner quelques unes des innombrables espèces végétales tapissant de haut en bas la vallée du Haut-Giffre.
Une flore extrêmement diversifiée qui ne saurait se limiter aux emblématiques et sempiternels edelweiss, lys martagon et gentiane jaune. Car l'amplitude altitudinale de la commune septimontaine (de 700 à plus de 2 200 mètres) et la diversité de ses biotopes transforment son territoire en un véritable paradis végétal.
Des sous-bois humides aux rives caillouteuses du Giffre, des tourbières spongieuses aux éboulis arides, des prairies grasses aux couloirs avalancheux, le monde végétal trouve assurément sabot de Vénus à son pied. Il suffit pour s'en convaincre d'emprunter les sentiers balisés qui conduiront le botaniste en herbe de découverte florale en surprise fleurie. Un vrai bouquet multicolore et odoriférant dont on peut avoir un aperçu saisissant au jardin alpin de la Jaÿsinia.
Le fameux écrin de verdure offre une superbe collection botanique riche de quelque 5 000 variétés. C'est sans compter le remarquable herbier conservé dans son laboratoire et présentant de manière exhaustive la flore de Haute-Savoie. Les spécialistes tout comme les
amateurs passionnés peuvent y avoir accès (contacter directement le responsable du jardin botanique au 04 50 34 49 86).

